Sueurs froides

Or, le PR intervient dans le classement des résultats d'une recherche Google. Horrifiés par la perspective d'une éventuelle perte de trafic, certains webmasters ont eu des sueurs froides, se demandant la raison de la chute du PR.

La réponse a été donnée par Matt Cutts, porte-parole Référencement chez Google. Auprès du site Search Engine Journal, il a expliqué que cette baisse était une mesure de rétorsion contre ceux qui utilise le PR pour faire de la vente de liens. Cette pratique, qui vise à augmenter la popularité d'un site, n'est pourtant pas interdite. Elle est même aussi vieille que l'Internet et des places de marché spécialisées comme LinkLift en font leur activité. Mais Google n'aime pas du tout ce commerce, car il biaise l'objectivité de son célèbre indicateur.

Malheureusement, la réponse de Google est loin d'être satisfaisante. Comment la société fait-elle le tri entre les gentils sites (qui ne référencent que du contenu pertinent) et les méchants sites (qui monnayent leur PR en vendant des liens) ? Est-il possible de déterminer qu'un lien entre deux sites résulte d'un acte commercial ? Personne ne le sait vraiment.

Il existerait différents indices

Selon certains experts, il faut davantage y voir une action de communication. « Il semblerait qu'il existe aujourd'hui deux PR différents, estime Olivier Andrieu, éditeur du site Abondance.com. Le PR qui a baissé est celui qui est visible dans la barre outil Google. Mais les classements dans les recherches Google, eux, n'ont pas bougés. Un autre PR doit donc être utilisé dans l'algorithme de recherche de Google. La société se sert du PR visible comme d'un outil de communication. Â»

Le mystère demeure donc sur cette étrange baisse de PR. Mieux vaut rester zen, comme cette responsable Trafic chez un site e-commerce français. « L'indexation dans les moteurs de recherche dépend de la popularité, mais ce n'est qu'un élément parmi d'autres. Ce n'est pas parce que l'on a un PR élevé que l'on va remonter dans les résultats et inversement Â», explique-t-elle.